Bonhommes épeurants

Description

1. Le Bonhomme Sept-Heures (Caraquet, Nouveau-Brunswick)

Si ce célèbre personnage ne se promène plus aussi souvent qu’avant dans nos rues maintenant éclairées jour et nuit, certains se rappellent pourtant l’avoir craint lorsqu’ils étaient enfants. Chaque région possède le sien. À Caraquet, ce vieux au visage indéfini portait une longue barbe, tenait d’une main une sorte de canne et, de l’autre, un grand sac dans lequel il capturait les enfants qui avaient le malheur de ne pas être couchés après sept heures du soir.

Bien que le Bonhomme-Sept-Heures avait l’air un peu sévère et que les enfants le craignaient plus que tout, il n’était pas vraiment méchant pour autant. Aussitôt capturés, les petits étaient ramenés chez eux où, sans se faire prier, ils allaient au lit. L’histoire ne dit pas si le Bonhomme-Sept-Heures revenait les hanter dans leur sommeil…

2. Le petit bonhomme pas de tête (Isle-aux-Grues, Québec)

On raconte que le petit bonhomme pas de tête, un étrange nain sans tête qui ne sortait que la nuit, s’amusait à épouvanter les ivrognes et à donner la frousse à ceux qui, comme on dit, avaient tendance à abuser de bonnes choses de la vie. C’est ainsi qu’après avoir trop fêté, Ti-Louis, qui avait déjà fait carrière comme lutteur, rencontra le long de la côte le petit bonhomme pas tête. Un peu apeuré, il figea net. Ti-Louis avait l’habitude de régler les conflits par une prise de tête, mais dans ce cas précis, c’était impossible, et Ti-Louis resta médusé. Le nain profita de la faiblesse de son adversaire et lui envoya une taloche au visage. Saisi d’effroi, Ti-Louis se cacha les yeux et recula… jusqu’à tomber tout en bas de la falaise.

On retrouva Louis Lebel le lendemain matin, et on le ramena à la vie avec un plein sceau d’eau froide au visage. Quant au petit bonhomme pas de tête, on cessa de la rencontrer aux environs de 1840, sauf peut-être lors de la fête de Mi-Carême, qui en rappelle le souvenir aux habitants de l’île.

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